Toujours à Miami...
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L'ouragan Fay est passé et se dirige vers Orlando au
nord, les pluies torrentielles continuent mais le vent
a baissé. Les écoles ont ouvert leurs portes pour la
rentrée des classes avec 2 jours de retard. Les
démarches pour faire entrer Pgaz aux USA avancent avec
l'appui d'un agent maritime super sympathique. Grâce,
c'est son prénom nous guide dans les étapes et cherche
maintenant un quai de débarquement du container qui
soit équipé d'une rampe de sortie. Le container doit
passer aux rayons X avant de quitter le port et
rejoindre le lieu d'ouverture. Attente. Il nous semble
que ce soit notre seule activité depuis 3 semaines !
Attente pleine de rebondissements, aléas, temps forts,
temps morts, déceptions et espoirs. Dur, dur de ne pas
avoir sa liberté d'action et de mouvement. Mais les
Jeux Olympiques nous aurons offerts de superbes moments
à la télévision ! à suivre !
1, 2, 3...nous voici à Miami, Floride
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Première tentative de départ (prévu le 7 août) pour
Pgaz déçue au Vénézuela, seconde échéance (le 10 août)
depuis Cartagène (Colombie)pour Panama manquée pour
cause de papiers non remis dans les temps. Finalement
nous ne partagerons pas le container avec Diane et
Dominique comme à l'aller voici 14 mois. Le 15 aout
nous embarquons Pgaz pour Miami avec la compagnie
Seaboard Marine. 3 jours de trajets, si l'ouragan Fay
qui sévit en ce moment ne vient pas toucher Miami (la
rentrée des classes a été décalée de 2 jours), nous
espérons récupérer notre véhicule le 20. Ensuite : tout
droit plein nord, il y a 4300 km jusqu'à Montréal avec
l'espoir de rejoindre le Canada avant fin août... si
tout va bien !
Cela fait tout drôle de trouver des routes propres avec des panneaux de signalisation, des véhicules qui s'arrêtent aux feux rouges, des trottoirs continus sans trous ni déchets, un hotel fonctionnel. Une douche avec eau chaude, un vrai rideau, pas de petit geiko/lézard qui se faufile sous la porte, pas d'inondation de la chambre lorsqu'il y a une grosse pluie... Cartagéna est à 3 heures de Miami et il nous semble être arrivés dans un tout autre monde ! Nous nous réapprivoisons peu à peu au retour au pays en appréciant de si petits détails sans doute mais qui constituent pour nous en ce moment une sacrée différence. Nous nous sentons... en vacances !
Cela fait tout drôle de trouver des routes propres avec des panneaux de signalisation, des véhicules qui s'arrêtent aux feux rouges, des trottoirs continus sans trous ni déchets, un hotel fonctionnel. Une douche avec eau chaude, un vrai rideau, pas de petit geiko/lézard qui se faufile sous la porte, pas d'inondation de la chambre lorsqu'il y a une grosse pluie... Cartagéna est à 3 heures de Miami et il nous semble être arrivés dans un tout autre monde ! Nous nous réapprivoisons peu à peu au retour au pays en appréciant de si petits détails sans doute mais qui constituent pour nous en ce moment une sacrée différence. Nous nous sentons... en vacances !
Vénezuela, les déceptions
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A une semaine du départ, nous sommes inquiets de
l'attitude d'Expotran filiale de SDV avec qui nous
sommes en contact internet depuis 3 mois : pas
d'informations précises (le port d'embarquement change
plusieurs fois), ni fiables (le prix double puis triple
depuis que nous sommes sur place), notre interlocutrice
ne répond plus à nos appels... Il est évident que Pagz
ne partira pas le 7 août comme escompté. Nous décidons
de rejoindre Cartagena et de trouver un bateau pour le
Panama, comme nous l'avions vécu (dans l'autre sens)
voici un an. Changement de programme, les aléas du
voyage ! Nous retrouvons la folle circulation de
Caracas pour récupérer nos 2000 USD et annuler nos deux
billets, juste 15 jours avant le départ du 16 août.
Adieu les retrouvailles de mi août à Montréal ! Nous
allons faire le trajet Panama Montréal par la route,
12.000 km ? 14.000 km ? Nous verrons ! Partagés entre
la frustration et la consternation d'un tel manque de
professionnalisme, d'une attitude si peu correcte, nous
roulons non stop vers la frontière nord. Une pause café
à puenta Sabanita et nous voici arrêtés par la Police
de la Route : contrôle de routine des papiers comme
nous l'avons déjà connu à deux reprises par la Police
Militaire ? Non, le sketch du racket se met en place !
Le premier flic est le "pointeur", il argumente que
notre parebrise présente un danger (une
fissure-réparée- en haut sous le pare soleil), que le
dépanneur va nous conduire à Maracaibo et que lundi
nous devrons le faire changer, payer une amende etc...
Discussion pour revenir à du bon sens, de la bonne
volonté, de l'humour, de la compréhension, je propose
au flic de s'asseoir à la place du conducteur, ce qu'il
fait (!). Il nous affirme qu'il y a un grand
éblouissement dans les yeux ... le second flic arrive,
c'est "l'écraseur". Il cherche à mettre de la pression,
un épais face de boeuf que vous ne souhaiteriez pas
croiser dans un couloir. Jacques est en short, le flic
lui dit qu'il ne peut pas entrer dans son bureau ainsi.
Jacques va mettre un pantalon et revient se planter
devant le bureau. Rien d'autre à faire que d'attendre
et de rechercher d'autres véhicules à parebrises
"dangereux". Je me plante sur le bord de la chaussée.
Pas besoin de temps pour signaler trois autres
véhicules ! Je prend aussi le temps de me renseigner
auprès d'autres véhicules arrêtés : comment cela se
passe, quel est le montant d'un racket, un petit, un
gros. Les gens semblent habitués à ces taxations
sauvages. Le temps passe, le gros face de boeuf me dit
que mon attitude est inacceptable. Le temps passe, nous
sommes toujours coincés sur le bord de la route. Le
troisième acteur arrive, ce sera "le ramasseur" : un
gradé dans sa voiture de fonction. Son rôle ? ramasser
les sous. Lunettes noires, grosse bedaine, attitude de
mépris il nous demande le double d'un "gros" racket et
nous dit de le suivre sur la route (pas de sous dans
son bureau !). Nous le suivons et préparons des sous.
Arrêt sur le bas côté, il ouvre sa fenêtre, empoche les
sous, rend le certificat de route et repart. Nous avons
soustrait 20% de la somme demandée. Quand même ! Le
sketch aura pris 1h30 et j'ai pris des photos.
Traversée facile de la grande ville de Maracaibo, puis
la route se rétrécit, traverse une lande sèche, pelée
avec des villages misérables. Ici encore les détritus
sont jetés n'importe où. 10 km avant la frontière,
contrôle de la Police de la Route. Le flic cherche le
contact, serre la main, bonjour, etc... il s'accote sur
la porte et demande ouvertement de l'argent , 5 minutes
d'argumentaire et hop nous repartons en le plantant au
milieu du chemin. La frontière est là. Pour les
passeports c'est ouvert jusqu'à 18h et on vous demande
la taxe d'aéroport mais pour le véhicule c'est 16h.
Nous dormirons entre les deux bureaux frontaliers.
Durant la nuit une dizaine de semi remorques ont passé
tranquillement. Hâte de quitter ce pays. Plaisir de
retrouver le sourire et l'accueil des Colombiens.
Revenir à Cartagene c'est boucler notre périple en
Amérique du sud juste 13 mois plus tard. Les choses
sont plus simple lorsqu'on revient sur place : on
retrouve sans peine l'hôtel Bella Vista et son parking,
le Club Nautique où nous avons rendez vous demain pour
Pgaz.
Valencia, les belles surprises
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Seconde ville du pays, nous y allons pour faire réparer
nos lames de suspension. C'est une des bonnes adresses
d'un voyageur rencontré l'an dernier à Cartagena, en
Colombie, les bonnes adresses circulent elles aussi !
De plus Pgaz devant partir de Puerto Cabello, nous nous
rapprochons ainsi de sa destination. Samedi matin, nous
trouvons le magasin ouvert et accueillant. Fernando et
Carlos font le diagnostic et rendez vous est pris pour
le lundi matin. Où dormez vous ce soir ? pas vraiment
d'idée ! Fernando passe un coup de fil et nous voici
dans un immense parc ombragé chez les cowboys ! Son
père est le manager du parc des Ganaderos, chaque année
se tient là une grande compétition agricole. C'est une
ancienne hacienda avec sa rangée de palmiers et ses
arbres centenaires. Cela nous convient parfaitement.
Surprise du soir, Fernando revient avec du vin blanc,
du fromage et toute la famille. Nous ferons
connaissance des parents, frères et belles soeurs,
enfants et amis. Atmosphère joyeuse et détendue.
Questionnements mutuels, étonnements, complicités, nous
sommes tout contents de ces moments détendus. Nous les
reverrons plusieurs soirs de suite avec le même
plaisir. les petits ballons sont gonflés et pètent
presqu'aussi vite. Visite de Pgaz, conseils pour aller
découvrir le parc Morrocoy à une heure de route, rendez
vous pris pour nous trouver un lavage de Pgaz juste
avant d'affronter les services du contrôle sanitaire
canadien. En arrivant à Montréal en Mai 2006,
l'inspection d'Agriculture Canada avait trouvé de la
boue sous le véhicule et nous avions eu droit à une
désinfection spéciale (véhicule + container). Nous
avons donc le souci de faire nettoyer Pgaz au plus
profond de ses entrailles. Ce seront près de 2 heures
de jet sous pression dans les moindres recoins du
châssis de notre vaillant cheval. Fernando 37 ans
travaille dans le magasin de suspension, sa femme
Claudia est juriste pour la municipalité, ils ont un
petit Fernando de deux ans d'âge. Son frère Carlos
travaille dans l'immobilier, il a une petite fille
Marisol. Les deux petits enfants portent les prénoms
des grands parents "abuelo" Fernando et "abuela"
Marisol. Grands parents disponibles et attentifs, nous
aimons bien les rencontrer. Viennent aussi les amis,
Enrique, sa femme et leurs deux fils. Enrique est
agriculteur. Il produit du tabac à une heure de route
de Valencia. C'est la période creuse de l'année, il
prépare un voyage au Machu Pichu avec sa famille,
départ mi août. On partage notre accès au Machu Pichu
par l'arrière d'Agua Caliente, évitant ainsi les 100
dollars de train au départ de Cuzco. Nous sommes très
touchés par leur gentillesse et le soin qu'ils prennent
de nous. Nous quittons Valencia le mercredi après le
grand lavage en direction du parc Morrocoy situé à
proximité de Puerto Cabello, le port de départ de Pgaz
où nous comptons aller jeudi pour accélérer les
démarches qui nous semblent bien lentes à une semaine
du départ. Ce sera une autre paire de manches !
Caracas, une capitale affolante
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Mise à part Mondévidéo, la capitale de l'Uruguay, les
capitales d'Amérique centrale ou latine ont en commun
une concentration automobile extrême avec les
comportements grégaires peu amènes que l'on peut
aisément imaginer. Caracas va dépasser l'entendement.
Nous sommes obligés d'y aller pour rencontrer Expotrans
avec qui nous dialoguons depuis 3 mois. Pgaz devrait
partir le 7 août dans un container pour Montréal et
nous avons deux billets d'avion pour le 16 août.
Rejoindre la tour Humbolt , premier objectif au milieu
d'une circulation démente, klaxons des motos qui se
faufilent entre les files de voitures, autobus en
colère qui slaloment, automobilistes masqués derrière
leurs vitres fumées qui ne connaissent que la loi du
"moi d'abord", camions sur la bande d'arrêt d'urgence
transformée en voie "rapide", c'est la jungle sans
fioritures. Caracas est au creux de montagnes abruptes,
plusieurs autoroute traversent la capitale,
l'information routière est minimaliste. Comme le flux
est rapide, difficile d'anticiper : tout est bon, la
logique, le feeling, le coup de chance juste avant de
choisir telle ou telle voie ou sortie ! Nous serons à
l'heure dite au rendez vous, tout abasourdis par le
trafic. Mais il nous faudra replonger dedans pour aller
chercher tel certificat pour le véhicule puis un numéro
fiscal permettant de régler les taxes douanières. On y
va. C'est pourtant un vendredi, lendemain de jour
férié, mais aucun répit dans ce trafic fou ! 16 heures,
nous avons terminé et quittons Caracas pour Valencia à
l'ouest. L'enfer continue sur la sortie de la capitale,
les bidons villes fleurissent, habitations grignotées
sur les flans montagneux ou agrippées sous les arches
des ponts. Partout la promotion Chavez s'impose : le
président vous accueille à l'entrée des cités, de
grands panneaux nous informent des pensées ou projets
du président. La route traverse un massif montagneux,
courbes, pentes rien ne ralentit le conducteur local
qui trouvera toujours une voie rapide supplémentaire
pour accéder au prochain tunnel, créant ainsi
d'interminables bouchons. Nous n'aimons pas beaucoup
les grosses villes, Caracas aura la palme !
Caripe et les guacharos
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Une grotte originale dans un massif montagneux du nord
est du pays, la cueva del guacharos. Ces oiseaux
nocturnes endémiques vivent ici, ils sont 12 à 15.000
sur la première partie de cette grotte de 10
kilomètres. Faire quelques pas dans la grotte et le
bruit est assourdissant de leurs cris stridents. Bien
plus gros que des chauves souris, ils se déplacent avec
le même système de radar. Leur corps contient des mini
capsules huileuses que les indiens utilisaient. Ils
sortent se nourrir de petits fruits à la tombée de la
nuit, la grotte est jonchée de déchets de coques. Ce
sont des envols bruyants qui jaillissent soudain de la
grotte. Les ailes battent en se touchant au dessus de
leur tête. Zig zag dans la pénombre, cris, passages
groupés ou isolés, l'animation dure jusqu'à l'aube.
Nous dormons dans le stationnement, à l'entrée de la
grotte. On peut la visiter sur les deux premiers km :
succession de stalactites et commentaires vaseux du
guide, mais les lieux valent de détour.
Les chutes Angel
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Il y a 50 ans Jimmy Angel accompagné de sa femme et
deux autres chercheurs atterrissait sur un des tepuys
d'Auyan après avoir effectué un certain nombre de
repérages préalables. Il avait découvert la plus haute
chute du monde 970 m mais son avion embourbé ne pouvait
plus redécoller. 11 jours de marche pour retrouver le
contact avec le monde. Les chutes lui sont dédiées, son
avion a été rapatrié à Ciudad Bolivar, ville de départ
de l'accès aux fameuses chutes. Le trajet vaut le
suspens. D'abord rejoindre Ciudad Bolivar, une journée
de route depuis Caracas, prendre un petit avion vers le
sud est en survolant durant 1h 1/4 de vastes zones mi
sèches mi innondées du fait de la proximité du delta de
l'Orinoco. Atterrir à Canaiman, petit village indien
pour prendre une pirogue à moteur et remonter l'Anapu
et son chapelet de rapides. La pirogue transporte une
douzaine de voyageurs et quelques bagages. Le pilote
navigue tantôt sur un côté, tantôt sur l'autre bord.
Les rapides secouent l'embarcation, après une heure et
demie nous mettons le pied à terre : une petite heure
de marche pour contourner une succession de rapides
dangereux que le pilote franchira sans passagers. Il se
met à pleuvoir. Le paysage change et nous entrons dans
des gorges. Des chutes d'eau tombent de ci de là. La
rivière se rétrécit, l'eau est noire, passages rocheux
à petite vitesse et nous arrivons au lieu de bivouac :
les chutes Angell sont juste en face. Une éclaircie et
le spectacle est grandiose avec toute cette eau qui
semble tomber du ciel. Le lendemain, une heure de
marche en forêt pour arriver au pied de la chute. Le
vent joue avec les nuages, nous aurons du ciel bleu.
Encore un bout du monde !
Encore un bout du monde !
Gran Sabana, Venezuela
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Sud est du Vénezuela, la chaîne montagneuse de la Gran
Sabana : végétation alternant de vaste espaces herbeux,
de rares palmiers et des reliefs originaux, les tepuys.
Ces montagnes plates ont développé une végétation
endémique originale sur leurs plateaux bien arrosés
d'où tombent de nombreuses chutes, la plus célèbre
étant la chute Angel. Le Roroima culmine à 2810m, c'est
le plus important des tepuys juste à la frontière avec
la Guyana. Il faut au moins une semaine pour aller
l'explorer : marche d'approche et découverte du
plateau. Nous l'apercevrons entre deux nuages, il ne se
laisse pas admirer facilement. Nous remontons une
excellente route jalonnée de sites naturels : des
cascades originales en deux ou trois niveaux. Jaspé
avec ses pierres d'un rouge flamboyant, Pacheco avec
ses maisonnettes au chapeau pointu, Lagondrina au bout
d'une mauvaise piste... le paysage est superbe à perte
de vue. Peu d'oiseaux malgré les promesses de
l'Escalera, zone montagneuse noyée dans la végétation.
Nous renonçons aux 45 km de piste des chutes Apongwo,
nous avons un problème d'embrayage à surveiller, rester
sur l'asphalte nous semble plus raisonnable pour le
moment. La route continue vers le nord par le village
d'El Callao : on y croise les chercheurs d'or, la
bassine plate sur le dos. 3 tonnes d'or extraites par
an, ce ne sont plus les grandes productions
d'autrefois. Premières impressions vénézueliennes, les
gens conduisent comme des fous : vitesse, dépassements
dangereux, queue de poisson, coups de klaxons, passage
au rouge... Jacques s'adapte, il faut aussi conduire en
s'imposant ! cela rappelle les heures mexicaines. Sur
l'autoroute la bande d'arrêt d'urgence est considérée
comme une voie rapide pour doubler par la droite !
Vigilance redoublée... et nous n'avons pas encore
abordé Caracas !
Re-passage de l'Equateur !
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Après ces superbes journées de tranquillité et de
nature à remonter le fleuve Amazone, nous avons du mal
à rester à Manaus. Certes le théâtre nous enchante : si
loin de tout, voici un petit bijou style Opéra de Paris
construit au début du siècle. Parfait état de
conservation, la visite est intéressante, mais nous
avons hâte de quitter la ville une fois les quelques
courses faites et les messages internet lus. Cap au
nord, ce que nous faisons depuis Ushuaïa, mais nous
allons repasser l'Equateur un an après ! Le GPS
diminue, diminue, bientôt le "S 00 00 000" s'affiche,
surprise une ligne jaune traverse la route ! Un
monument sur le côté marque cette étape ! et hop le N
00 000 000 s'affiche maintenant. Fugitive ligne magique
: l'Equateur. Nous pensons à ce gars qui a fait le tour
de la terre en ne s'écartant pas plus de 40 km de
l'Equateur ! A t-il marché à travers champs ici car la
route coupe l'Equateur, elle ne le longe pas ! Autant
de personnes, autant de voyages différents ! La forêt
nous accompagne de chaque côté. Nous traversons le
territoire des Waimiri, indigènes qui ont négocié un
respect particulier de leur territoire : 130 km sans
arrêt, ni photos, ni pause, ouverts de 6h à 18h. La
route offre son lot de trous, tope (boudins
ralentisseurs pas toujours signalés), la végétation
déborde parfois sur la chaussée... On se rapproche du
Vénezuela, on fera le plein là bas vu les tarifs
Chavez, le président à la chemise rouge. Passage de
frontière rapide, nous abordons un 19ème pays.
Reviennent les mêmes questions : comment les choses se
passent ici (les relations avec les gens, les achats,
la conduite sur la route, la signalisation, les
endroits à visiter et les coins tranquilles et sûrs
pour dormir...). Santa Helena, un dimanche en fin
d'après midi, nous dormirons près des résidences
familiales des militaires, tranquillité assurée.Nous
ferons le plein pour 20 centimes d'euros ! On se frotte
les yeux, payer un plein d'essence avec deux pièces de
monnaie, on rêve et on mesure le poids des taxes sur
l'essence partout ailleurs. Bienvenue au Venezuela, va
t-on dépasser la gentillesse des brésiliens ? La langue
portugaise nous avait bien posé quelques difficultés
ces 3 derniers mois passés au Brésil mais nous aurons
vécu concrètement l'extrême gentillesse des brésiliens
du sud au nord.
Bélem-Manaus, 6 jours sur une barge
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Tout au nord du Brésil, Manaus est difficilement
accessible par la route. Nous cherchons une compagnie
de transport qui nous accepte tous les deux avec Pgaz.
Pas simple : ici on demande un prix exhorbitant, là on
dit "pas les femmes", ailleurs on nous demande
d'attendre que le chef sorte de sa réunion...
finalement sur le trottoir à l'extérieur des locaux un
certain Kleton nous donne un reçu pour la somme déposée
entre ses mains et nous dit de revenir le vendredi
suivant pour partir le 4 ou 5 juillet. Confiance,
confiance... le vendredi suivant en fin d'après midi
Alexandre, de l'hôtel Massilia qui nous a accompagné
avec ténacité durant toute cette recherche, nous quitte
sur le bord de l'immense parking du transporteur. Avons
payé la seconde partie mais pas de billet, ni de titre
de transport. Avons hâte d'embarquer ! Minuit, c'est
enfin notre tour. 2 grandes barges de 48 véhicules sont
déjà remplies de semi-remorques déposés à touche
touche, arrimés au sol avec de grandes tiges en métal.
Fascinant ce ballet incessant des quelques chauffeurs
qui font le va et vient entre le parking et les barges
pour aligner plus de 120 semi remorques. Serons dans la
troisième barge, au milieu, le long de l'allée centrale
(une largeur d'épaule). Chance, un peu d'espace vital
car la place avant est libre. Au total ce seront 11
autres camionneurs que nous allons découvrir. Le convoi
ne partira que vers 8 heures le 5 juillet. Bingo, que
va t-il se passer durant ces 6 journées ? Les barges
sont poussées par un puissant petit bateau, plein gaz à
5 noeuds sans arrêt jour et nuit. 4 pilotes se
relaient, 2 hommes aux machines et une cuisinière. Coup
de sifflet 3 fois par jour, la popotte est prête pour
tout le monde ! Rituel immuable à la cantine : riz,
spaghettis, poulet ou boeuf en sauce, salade de
tomates, haricots rouges. Les plats sont disposés dans
le même ordre. Chacun lave son assiette. Un repas par
jour nous suffisait grandement et les camionneurs ne
manquaient pas de nous inviter quand même. Douche super
abondante à l'eau du fleuve ! Programme quotidien :
observer ce qui se passe le long du fleuve, sieste dans
nos hamacs accrochés à l'ombre des semi-remorques,
lecture, discussions avec les camionneurs... à l'avant
de la barge, un peu de place mais attention à ne pas
tomber à l'eau, ni barrières ni gilets de sauvetage !
Les eaux sont hautes et on voit de grands espaces
inondés. L'habitat est sur pilotis, la pirogue seul
moyen de se déplacer. Des enfants viennent jouer dans
les vagues du convoi, d'autres embarcations accostent
sportivement pour vendre des bananes, du diésel, des
fauteuils en bois... Peu à peu l'animation diminue, on
s'enfonce dans l'Amazone profonde, de temps en temps un
bout de village mais encore des cabanes le long du
fleuve, du linge qui sèche, des casiers à poissons...
fins d'après midi à scruter les couchers de soleils ou
les apparitions de dauphins : des dauphins roses le
3ème jour ! Les relations se nouent avec Roni, Carlos
et sa femme Maria Luiza qui vont remonter jusqu'à Boa
Vista, Sevesno le sage, Jenny le fumeur ou les deux
inséparables qui surveillent la météo pour bâcher ou
débâcher à temps leurs cargaisons d'oignons et de
melons. L'adorable Judy nous stupéfie par sa
consommation d'alcool, chaque jour il sort de nouvelles
bouteilles de rhum généreusement proposées à la ronde !
Le temps passe, Luiza sort les points noirs du visage
de son mari et réciproquement ! Les jumelles circulent
pour observer les oiseaux ou identifier un village. On
se sent petit à petit faire partie d'un groupe curieux
de mieux nous connaitre. On appréciera tout
particulièrement cette solidarité lorsqu'il s'agira de
quitter le port à Manaus : en effet, nous n'avons qu'un
vague reçu et pour franchir les deux contrôles il faut
montrer un peu de paperasse ! Pas pensé à cette étape !
Le grand Roni va nous faire ouvrir les portes : carrure
d'armoire à glace et autorité du vieux routier au sens
propre... en une demi heure nous quitterons le port
alors qu'il va leur falloir la journée pour en faire de
même avec leur cargaison... adieux du fond du coeur sur
le parking et nous voilà dans cette mythique
destination : Manaus.
Vivre sur l'eau en Amazonie
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Depuis Bélem, cap vers le parc Caxiuana : première nuit
sur un bâteau de 500 passagers (chacun son hamac, la
première "forêt" de cordages et hamacs bien tassés sur
3 niveaux !), puis 7 heures sur un petit bateau pour
remonter plus avant dans le forêt et ensuite une
succession d'explorations à pied ou en pirogue plus
profondément dans cette immense zone végétale.
Rencontre de 3 familles différentes : on vit du manioc,
de la pêche et des produits locaux (huiles, résines,
plantes séchées...). Bacuri, 4 maisons, avait une
petite église et une mini école sur pilotis. Enfants
joyeux, curieux, joueurs, jouant avec l'eau sur de
petites pirogues qu'ils manient dès leur plus jeune
âge. Mais aussi nez qui coulent, bronchite et toux à
rendre l'âme pour certains d'entre eux... conséquences
de l'humidité permanente ? Toute la vie est tournée
vers le fleuve. Cicéro nous enmène à pied en fôret voir
ces immenses arbres, on se tord le cou pour tenter de
voir le sommet, des lianes, des plantes odorantes, des
noix diverses dont les fameuses noix du Brésil. Plus
loin encore nous irons en pirogue slalomer entre les
arbres à la découverte des zones innondées. Silence
impressionnant, on se faufile entre les souches,
troncs, branchages... plaisir intense du canoé ! La
lumière est tamisée. Pas trace d'animaux. Brève et
grosse ondée au retour. Quand il pleut, c'est du
sérieux. Le parc Caxiuana ne reçoit guère de visiteurs.
La forêt est un véritable mur végétal, ici les arbres
sont mieux protégés et on verra de ces énormes troncs.
Vie à bord sympathique avec Evaristo, le capitaine et
Everaldo 17 ans qui l'accompagne.
La mer à droite
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Nous reprenons le fil de l'eau : depuis l'Alaska nous
avons roulé "la mer à droite" jusqu'à Ushuaïa. Notre
remontée vers le Vénézuela continue de même : Bahia,
les tortues à praia do Forto, Sao Cristovao et Aracaju,
Barra de Sao Miguel, plage de Gungas, Recife et Olinda,
la plage du Seixtan (pointe extrême est du continent)
juste avant Natal puis une grande étape vers Fortaleza.
Ensuite ce seront les étapes de Sao Luis, Jericoacoara,
le parc Lençois puis Belem au début juillet. La route
ne suit pas la mer, elle traverse les Etats pauvres du
nord est brésilien. La dengue sévit. Le tourisme
apporte de l'activité saisonnière en bord de mer. En ce
moment, nous sommes en automne, c'est la basse saison.
La région a un des plus grands marchés du Brésil à
Caruara, un peu comme Ottavalo au nord de Quito en
Equateur. Les traces coloniales sont fortes ici aussi
dans les bâtiments (couvents, églises, habitat), dans
l'agriculture mais plus encore dans les populations
avec toutes les variétés de métissage. La culture
africaine se repère notamment dans les expressions, la
cuisine, la musique et la religion à Bahia en
particulier (le candomblé). S'il y a un musée de
l'Immigration à Sao Paolo, nous n'avons pas croisé de
lieu de mémoire dédié à l'esclavage. Entre 1550 et 1888
(année de l'abolition de l'esclavage), ce sont près de
3,5 millions d'Africains qui ont été déportés au
Brésil. Quant aux cultures indiennes, il resterait 200
tribus principalement en Amazonie. Un petit musée à Rio
en donne un aperçu. Partout se superposent les
extrèmes. La pauvreté au coeur ou à la périphérie des
villes, misère paysanne dans ses abris de fortune au
bord des coopératives ou des grandes exploitations.
L'opulence derrière ses portes barbelées, ses
condominiums hautement gardé, ses immenses domaines
équipés des engins les plus élaborés. Partage plus
équitable des ressources, aide à la formation, ... nous
avions vu de nombreuses petites entreprises (céramique,
mobilier, confection, textile,...) dans le sud du
Brésil, témoignant d'une dynamique soutenue par l'Etat
de Porto Allegre, le modèle aurait-il du mal à
s'exporter vers le nord du pays alors qu'on en fait
l'éloge depuis le début des forums du développement à
Porto Allegre ?
Salvador de Bahia
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Retrouver la mer à qui nous avons tourné le dos depuis
Rio, début Mai. Salvador de Bahia, ancienne capitale du
pays, ville haute avec son coeur historique autour des
églises et du Pélorinho, cette vaste place en pente où
les esclaves étaient châtiés au "pilori", pelorinho.
Ville basse avec ses cohortes de bus, voitures, taxis,
charrettes à bras, vélos, motos... pour traverser la
chaussée, mieux vaut bien viser. Mélanges humains avec
tous les métissages entre indiens, noirs et blancs.
Cité Unesco, les travaux de restauration vont bon
train. Tante Jacqueline de Neuchatel nous disait que
dans les années 1950 elle n'avait pas pu aller dans le
quartier du Pélorinho, maintenant les rues principales
font bonne figure mais les ruelles et arrières cours
gardent l'histoire de la misère. Bahia, c'est aussi la
rencontre de Lidia, Roland et Laurenzo... grâce aux
cousins de Strasbourg !
Brasilia, district fédéral
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No comment. On aime ou on déteste. Avons beaucoup aimé
découvrir un espace aussi aéré, avec des bâtiments aux
lignes épurées. Le politique y voisine le spirituel,
sans barrière comme d'accoutumée au Brésil ! Un quatuor
paternel : le président Kubitschek décide de créer une
capitale dans l'intérieur du pays, Lucio Costa
urbaniste, Oscar Niemeyer architecte et Roberto Burle
Marx paysagiste vont concevoir la cité qui sera
construite par des milliers de paysans pauvres du
nordest travaillant 24h sur 24h durant trois années. On
peut mentionner le 5ème "père", Dom Bosco, prêtre
salésien vivant à Bologne qui a eu la vision en 1883
d'une nouvelle civilisation naissant au Brésil entre le
15ème et le 20ème parallèle. Plan pilote en forme
d'avion ou d'arc avec sa flèche, l'axe central aboutit
à la place des trois pouvoirs : législatif, exécutif et
judiciaire. Le buste de Tiradentes est au pied du
drapeau. La cathédrale déconcerte avec une silhouette
en forme de mains ouvertes vers le ciel. Les avenues
sont plus que larges. Des arbres, des parcs, des
bâtiments élevés, des centres commerciaux, la
construction est encadrée par un protocole global. Le
dernier pont construit simule le rebondissement d'une
pierre lancée à la surface de l'eau, l'arche du milieu
est décalée offrant une belle dynamique à cet ouvrage
magnifique. Le spirituel se décline au delà de la
cathédrale : le sanctuaire Dom Bosco mais aussi le
temple de la Bonne Volonté. Imaginerait on un espace de
recueillement ouvert 24h sur 24h, invitant le passant à
cheminer le long d'une spirale d'abord noire puis
blanche à partir du centre, juste sous la coupole où
est fixé un énorme cristal de roche ? Brasilia vu du
ciel ? allons sur la tour de télévision au pied de
laquelle on retrouve les familières cabanes
d'artisanat... note haute en couleur locale au milieu
du béton. Espace bricolé, espace à taille humaine dans
ce vaste domaine futuriste où le piéton ne semble pas
exister. En effet, tout est conçu pour la voiture. Ici,
pas besoin de dictionnaire des célébrités ou des saints
pour nommer les rues, le système est alpha numérique et
ma foi on s'en débrouille, mais attention, est ce au
nord ou au sud ?
Cap sur le Pantanal
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Relier le Pantanal depuis la côte, c'est d'abord la
traversée des montagnes du Minas Gerais, hauts lieux
des mines de pierres précieuses puis des zones
agricoles dédiées au café, à la canne à sucre, au maïs
sur des centaines de kilomètres. On retrouve un peu de
fraîcheur. L'étendue des exploitations agricoles est
impressionnante. Des villages construits au cordeau ou
parfois des cabanes de fortune le long de la route
témoignent des conditions de vie. La dengue est une
plaie ici aussi, des banderoles appellent à l'aide dans
certains villages : vider les eaux stagnantes, équiper
l'habitat de moustiquaires... Passé la ville de Campo
Grande, on s'approche du Pantanal, vaste plaine
inondable grande comme la moitié de la France. Etape à
Bonito havre de paix dans une zone naturelle préservée
: rivières cristallines, grottes d'azur, cascades,
forêts... l'économie locale vit du tourisme. Chaque
Posada organise des activités dans un quota pré
déterminé, ce qui diminue les effets sur
l'environnement et répartit la manne. Avons bien aimé
l'exploration de la grotte Azul et la descente de
rivière (masque et tuba) au gré du courant, au milieu
des poissons à la Posada da Prata. Puis remontée vers
Corumba, ville frontière avec la Bolivie. Une partie du
trajet s'enfonce dans les marais : caïmans, cupybaras,
toucans, rapaces, perruches, perroquets... un festival
de surprises. De la boue sur la première partie du
trajet puis la piste disparaît sous l'eau, on roule
entre les arbustes en se disant que c'est bien là le
trajet de la piste ! Une barge fait traverser le
puissant rio Paraguai. Nous n'irons pas à Cuiaba ni à
Porto Joffré. Nous profiterons d'une matinée de barque
pour voir de plus près la faune et la flore du bord du
rio, comme par exemple les grands nids de Uyuyu, ces
énormes cigognes à col rouge et long bec noir... en
compagnie d'une famille belge de 4 enfants ayant laissé
leur catamaran à Paraty pour explorer l'intérieur du
pays.
Le Brésil colonial et impérial
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Paraty sur le bord de la mer, Tiradentes, San Pedro do
Rio, Congohas, OuroPreto, San Joao del Rey,
Pirenopolis, Goias Velho villes ou villages avec
d'innombrables églises : les blancs, les mulâtres et
les noirs ne partageaient pas les mêmes lieux de culte.
Les artistes locaux comme le célèbre Aleijadinho, ont
sculpté le bois et la pierre ornant les autels,
frontons et porches des églises. L'or brille dans
certaines églises véritables châsses rivalisant les
unes les autres par le poids d'or utilisé ! Originalité
du parvis de Congohas accueillant les douze prophètes,
des rondeurs de l'église de Saint François d'Assise à
Ouro Preto, des plafonds peints, des sacristies au
mobilier de 8 pieds de long d'un seul tenant. L'art
religieux offre de nombreuses déclinaisons dans les
villes coloniales aux ruelles tortueuses, pavées le
plus souvent. Les maisons sont basses, murs blancs,
pourtours de fenêtres colorés. Elles cachent leurs
petits jardins, véritables puits de fraîcheur sous ces
latitudes. Tiradentes, haut lieu historique du complot
menée par Tiradentes, arracheur de dent de son métier
en 1788 et 1789. Le Brésil a eu aussi ses empereurs
entre 1822 et 1889, période d'accueil massif
d'immigrants italiens et d'ajustements territoriaux
avec les voisins d'Argentine, du Paraguay et d'Uruguay.
Le palais impérial de Petropolis donne une idée du mode
de vie estival, loin des chaleurs de Rio. Les
républiques se sont succédées depuis 1889, avec une
forte prégnance militaire. Luis Ignacio Lula da Silva,
dit Lula préside depuis octobre 2002. Le gouvernement
est installé à Brasilia.
Brésil, les grandes villes du sud
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Porto Allegre, Florianopolis, Sao Paolo, Rio de
Janeiro... incontournables réalités brésiliennes ces
gigantesques villes ! Les villes nous posent toujours
plus de problèmes : comment s'orienter, choix des
visites, où stationner, où se poser pour pouvoir dormir
tranquillement, pourra t-on se doucher, laisser Pgaz
toute la journée en sécurité... chaque fois il faut
trouver des solutions. Porto Allegre : ville tonique
avec une politique sociale qui a fait des émules dans
d'autres Etats du Brésil. PA accueille de Forum du
développement depuis une quinzaine d'années, pendant du
forum de Davos en Suisse. Florianopolis, la belle ville
sise sur l'ile Catalina, petits villages de pêcheurs au
sud, complexes touristiques au nord. Sao Paolo,
l'Institut Butantan au milieu de son îlot de verdure
travaille sur les venins de serpent, OK pour stationner
en sécurité mais jusqu'à 16h seulement. Le parking de
l'Université nous tentait, nous ne savions pas qu'il
était "vidé" chaque nuit. 23h on frappe à la porte, une
fois, deux fois. Nous ne bougeons pas, le gardien nous
laissera en paix jusqu'au lendemain. Sao Paolo,
gigantesque ville, grouillante d'activité, construisant
un nouveau pont et de nombreux immeubles. Lieu
d'arrivée des émigrants. Venus des coins les plus
reculés, seuls ou en famille, on retrouve la trace de
pratiquement tous les pays du monde. Un musée occupe
des locaux dans lesquels les arrivants étaient
examinés, triés et répartis dans les fabriques, mines,
domaines agricoles et chantiers en cours (construction
de voies, ponts, chemin de fer...). Quelques panneaux
explicatifs sur les esclaves, mais ceux ci étaient
acheminés plus au nord vers Salvadore de Bahia et ce
depuis bien plus longtemps. Une rencontre étonnante
avec 3M (voir flash rencontres). Une remontée le long
de la mer vers Rio en passant par Paraty, superbe
village colonial. Et l'arrivée à Rio de Janeiro !
Confiants sur le lieu du stationnement de Pgaz - tous
les voyageurs connaissent le parking gardé du
téléphérique du Pain de Sucre entre le cercle militaire
et l'Ecole navale - nous découvrons Rio un dimanche
matin. Bords de mer à Copacabana ou Ipanema envahis par
les familles, joggueurs, cyclistes, danseurs de
capoeira, patineurs, promeneurs de chiens, joueurs de
volley, surfeurs, baigneurs... chacun se fraie un
chemin entre les vendeurs de boisson, de paréo, Tshirt,
ballons...et policiers en quad. Atmosphère bon enfant
malgré le ciel couvert. Nous attendrons deux jours
avant de monter au Cristo Redemptor : quelle vue sur
toute la ville ! Le dernier soir, nous avons comme
voisin de parking une sympatique famille québécoise !
Le Brésil, entrée par l'extrème sud à Chuy mi avril
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Chuy, ville frontière coupée en deux dans son artère
principale : d'un côté l'Uruguay en langue espagnole,
de l'autre le Brésil en parler portuguais ! pas simple
la transition, les contacts sont faciles et
sympathiques mais comment comprendre les détails de la
conversation... les ajustements classiques : trouver du
liquide/cash, se repérer dans les magasins, s'habituer
à la conduite routière. Les 10 premiers jours nous
avons vu chaque jour des accidents, camions, voitures,
motos... les gens vont vite, trop vite et les routes du
sud sont sinueuses, glissantes. Jacques trouve ses
repères et redouble de prudence. Pas de campings, on
renoue avec les stations essence : gigantesques espaces
accueillant les camionneurs, douches, restauration,
ateliers de réparation des pneus, suspensions et
lubrifiants ouverts toute la nuit. L'arrière pays
montagneux recèle de nombreuses petites entreprises
textiles, la maille permet de vivre à de nombreuses
familles. Des fabriques de tuiles,de carrelages
vernissés, des scieries, des menuiseries, des
fabricants de meubles... l'incitation à la création
d'entreprise a donné une dynamique locale très
perceptible. On découvrira ainsi que chaque Etat du
Brésil développe des politiques économiques et sociales
différentes.
Uruguay, pays tranquille et accueillant
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Uruguay, le pays a gagné la première coupe du monde de
football en 1930, pas encore de récidive ! Mars,
l'automne arrive, les feuilles tombent, les plus
courageux se baignent encore. 4 millions d'habitants
dans un petit pays agricole bordé de longues et
superbes plages. Surprise de voir autant de vielles
voitures : un vrai salon de l'auto avec les modèles des
cinquante dernières années, en roulant s'il vous plaît
! Les uruguayens sont courtois, gentils, aidants. Les
blocs appartements, tours, condominiums sortent de
terre le long de la côte, l'activité immobilière
explose. L'habitat individuel explose aussi avec toute
la gamme : des plus modestes lotissements aux villas de
luxe nichées dans de somptueux jardins. Peu de
clôtures, étonnement après ces dernières semaines
passées en Argentine : grille, alarme et chiens, le
cocktail de base de la sécurité se fait plus discret
ici. Montevideo, une capitale aérée et tranquille.
Centre ville classique avec la statue équestre
d'Artigas sur la place de l'Indépendance juste en face
du Palacio Salvo qui a été en son temps le plus haut
édifice d'Amérique du sud avec ses 26 étages.
L'architecture du début du siècle témoigne de
l'influence européenne. Pratiquement pas d'amérindiens,
la population descend des espagnols, portuguais,
italiens...
Il a fallu se faire une place entre l'Argentine et le Brésil, mais quelle différence de qualité de vie, ici dans cette "Suisse" version sud américaine. A l'est de la capitale, Colonia del Sacramento vous replonge dans le passé colonial. A l'ouest, ce sont les villes champignon de Piriapolis, Maldonaldo, Punta del este, la Paloma dédiées de plus en plus vers le tourisme jusqu'à la punta del Diabolo. Un superbe parc Santa Térésa avec une forteresse digne de Vauban. Nous visiterons l'étrange demeure du Picasso local perchée au dessus des vagues. Nature, repos, détente, un petit mois de tranquillité.
Il a fallu se faire une place entre l'Argentine et le Brésil, mais quelle différence de qualité de vie, ici dans cette "Suisse" version sud américaine. A l'est de la capitale, Colonia del Sacramento vous replonge dans le passé colonial. A l'ouest, ce sont les villes champignon de Piriapolis, Maldonaldo, Punta del este, la Paloma dédiées de plus en plus vers le tourisme jusqu'à la punta del Diabolo. Un superbe parc Santa Térésa avec une forteresse digne de Vauban. Nous visiterons l'étrange demeure du Picasso local perchée au dessus des vagues. Nature, repos, détente, un petit mois de tranquillité.
vers la capitale Argentine et Iguazu
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Depuis Ushuaïa, quitté le 17 Février, une grande
remontée vers Buenos Aires en longeant les parcs
atlantique (le cabo de la Virgine, monte Leone, les
forêts pétrifiées) puis en prenant le chemin de l'est
vers la région des 7 lacs autour de Bariloché, la
découverte de lagunes tranquilles et ensoleillées dans
le parc Huapi. Le plaisir de s'enfoncer dans les
chemins forestiers et découvrir de petits lacs perdus.
Parfois des rencontres étonnantes : un septuagénaire
d'Oregon vient passer 6 mois dans des conditions
spartiates. La passion de la pêche fait vivre ! Des
villages gallois, allemands perpétuent les traditions
culinaires : hight tea avec pâtisseries galloises pour
le 25 février, on s'en souviendra. Ma grande soeur
arrivant mi mars, le temps de rejoindre Buenos Aires
nous piquons vers Mar del Plata. Accueil si chaleureux
d'amis d'amis, Françoise et son mari vont nous aider à
remettre en route le chargement électrique de la
cellule. Il reste 450 km pour B.A. Où se poser dans une
si grande ville ? Nous suivrons les conseils des autres
voyageurs, ce sera derrière le Hilton à Puerto Madero !
Retrouvailles familiales : ma soeur vient voir nos
cousins de BA et partager notre quotidien pour deux
semaines. Au programme : la capitale, puis une ferme
près de Rosario et ensuite la route vers le nord : les
missions jésuites et les chutes d'Iguazu. Elle repart
le 26 mars enchantée de ces journées si différentes de
son quotidien au coeur du Massachussett ! Nous avons
aussi beaucoup aimé ces moments familiaux.
à bord du Andréa !
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A bord du Andréa 17 nationalités au total. Deux
dominantes dans l'équipage : des croates du Capitaine à
la salle des machines et des philippins pour
l'hôtellerie et la restauration. Les animateurs et
conducteurs de zodiac sont suédois, anglais,
australiens, argentins avec une "french touch" : Cathy
de Strasbourg. Combien j'appréciais ses conférences,
son anglais était pour moi si facile à suivre ! Les
passagers venaient majoritairement des USA et de Grande
Bretagne, avec aussi des hollandais, italiens,
allemands, israëliens, indiens, brésiliens, japonais,
chinois... un canadien et une française, pas d'autres
francophones ! Pour "se reposer la langue", nous
cherchions la plus petite des tables et invitions Cathy
! La vie à bord : peu de monde aux deux premiers petits
déjeuners durant la traversée du Drake et les sacs
vomitifs en libre accès dans les corridors ! La
dramamine est généreusement distribuée, d'autres ont un
patch collé derrière l'oreille. Au salon ou dans sa
cabine, sur le circuit TV interne on peut suivre les
conférences sur la convergence des océans, l'histoire
de l'Antartique, le statut international de cette zone
(que se passera t-il en 2050 à la fin du traité ?), les
oiseaux, les pingouins, la pêche aux lignes longues,
les baleines, ... et même l'expérience d'un naufrage.
L'Explorer a coulé en novembre dernier sans pertes
humaines. Damien, un chevroné des zones antartiques, a
vécu ce naufrage en tant que conducteur de zodiac ! La
vie à bord ce sont aussi les rassemblements techniques
pour les consignes de sécurité à bord et en zodiac, les
récapitulatifs quotidiens en fin de journée, les
alertes à la baleine, l'appel au coktail du Capitaine,
le rappel des N°60 et 61 dont les badges n'ont pas été
retournés à la rentrée du dernier zodiac : ces deux
passagers, sont-ils bien à bord avant de lever l'ancre
? Le dernier jour : nous vivons un STTMD = something
stupid tourist must do = chose idiote que le touriste
doit faire...devinez ? se baigner dans l'Antartique !
L'île Déception est une caldera volcanique qui a abrité
l'exploitation intensive des baleines : 260.000
baleines en 6 ans, dépecées en mer. Il reste sur la
grève d'énormes fours à suif et des citernes rouillées.
Une explosion volcanique récente a détruit une partie
des installations qui gisent au milieu d'un site
superbe. Les vapeurs brûlantes dessinent le contour de
la grève où se rencontrent le chaud et le froid. On
creuse un peu la plage pour aménager une sorte de
baignoire. Visons juste : ici cela brûle et là cela
gèle. Les plus courageux plongent et nagent quelques
mètres avant de retrouver la baignoire. Le choc
thermique est drastique ! On se sent super bien après
l'excercice ! Amusante sortie finale avant de repartir
vers Ushuaia.
Antartique, continent blanc
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Plus vaste que l'Autralie, l'Antartique se présente
comme une immense calotte ronde avec une fine péninsule
qui tend le bout des doigts à la pointe de l'Amérique
du sud. 1000 km depuis Ushuaia à parcourir au delà du
cap Horn en traversant le fameux passage Drake que nous
aurons connu houleux à l'aller, calme au retour. Ce
trajet prend deux jours dans un gros bateau, quatre à
six pour un voilier. Nous avions fait du
shopping/shipping auprès des voiliers du Yatch Club
mais les places sont rares, plus chères et il faut
prévoir trois bonnes semaines. L'Andréa avec ses 90
passagers nous a convenu : de bons animateurs, des
sorties en zodiak aisées, du temps sur terre, l'accès à
des zones plus nombreuses... notre seul regret aura été
un départ retardé donc une journée en moins là bas. Là
bas ! imaginez une lumière limpide, la mer et les
reliefs immaculés, un air pur, 0 degré en moyenne début
février, encore des icebergs, des variations de temps
dans une même journée entre neige, soleil et bruine.
Soudain le jet puissant d'une baleine ou le
jaillissement des pingouins qui sautent comme les
dauphins. Puis une zone rosée sur le sommet d'une
colline caillouteuse, vite les jumelles, ce sont des
pingouins venus nicher en hauteur ! il faut les voir
grimper ces pentes. Chaque jour, nous quittons le
bateau pour des sorties dans les îles ou sur le
continent : Danco, Peterman, Dorian Bay, Port Lockroy
(musée et unique poste du continent)base maintenant
anglaise installée par le français Charcot au début du
siècle. Ses comptages ont permis un suivi approfondi
des colonies de manchots. Bottes, gants et gros anorak
nous voilà marchant à la découverte des papous (bec
rouge), puis des adélies (bec noir, oeil certi de
blanc), les jugulaires, on les croirait maquillés
finement avec leur grande ligne noire sous le menton !
Coup de chance : deux macaronis aux couettes jaunes !
Ce sont aussi les éléphants de mer serrés les uns
contre les autres dégageant une telle puanteur ! Les
phoques et léopards de mer sont sur la grève : ici un
gros weddel gris moucheté. Il y a aussi les oiseaux,
sobriété des couleurs, noir, blanc, brun. Mais quels
profils une fois les ailes déployées : albatros,
pétrels géants, sternes, prions, mouettes...Glace ou
rochers éclatés par le gel, nous ne verrons de la
verdure qu'à Hannah Bay. Un autre must, le passage
Lemaire. Le bateau s'enligne dans un corridor étroit
entre des falaises rocheuses. Les blocs de glace
flottent ou frappent la coque d'un bruit sourd. Un
phoque à fourrure se prélasse au soleil sur un "coktail
iceberg", lève la tête et retourne à sa sieste. Sommes
dans un autre monde. Et c'est juste le moment où ma
petite mère va "couper le fil" pour reprendre
l'expression de mon frère, ce samedi 9 février à 97 ans
peu avant 9 heures du matin.
Retour dans les bois
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Nous partirons du 5 au 15 février vers la péninsule
Antartique sur le bateau ANDREA. Nous avons donc une
bonne semaine devant nous avant le départ et l'envie de
retrouver la nature. Nous quittons Ushuaia en direction
du canal Beagle. Longer la mer sur des pistes désertes,
s'arrêter juste devant un paysage de carte postale,
buller, identifier à la jumelle les bateaux qui
passent, chercher un lac isolé, traverser une estancia
historique (Harberton) fondée en 1896 alors qu'il y
avait encore quelques autochtones Ona et Yamana dans le
coin. En trois générations les quatre ethnies des îles
de Terre de Feu sont été décimées par les agressions,
les maladies et la perte de leurs ressources vitales
par l'exploitation intensive des lions de mer : plus
assez de viande et de graisse. L'arrivée des
missionnaires anglicans a eu pour effet de retarder un
peu leur extinction ! Toucher le bout de la route fermé
par un poste de garde naval. Marcher sur la grève.
Explorer un lac puis un autre, s'y attarder car le ciel
est au grand bleu. Faire la réparation du vanteau et
chercher à comprendre pourquoi le chargement électrique
provenant du moteur semble en panne, il reste l'apport
du solaire et celui du branchement direct si nous
sommes dans un camping équipé. Lire les revues du
Courrier International. Oublier cela et observer un
castor en plein travail dans un endroit combien
sauvage. Expliquer à une petite famille autrichienne
comment se rendre à cet endroit secret ! Retour à
Ushuaia le 31 janvier (bon anniversaire Jean Claude à
Dijon), le moment est venu de partager un peu de notre
quotidien, choix des photos, rédaction des textes pour
le site, Jacques a pris en charge les points GPS et les
liens avec les autres sites de voyageurs. A vous de
voir !
Ici, la Terre de Feu
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Le continent sud américain s'arrête, pour les puristes
au bout de la route en Patagonie peu après Punta
Arenas, ville chilienne au bord du détroit de Magellan.
En effet, la Terre de Feu est une île et l'accès ne se
fait que par Punta Arenas (5h de traversée) ou Puerto
Espora (1h et demi) sur le côté atlantique. Cette ile
est coupée d'un grand trait vertical : à gauche le
Chili plus sauvage, à droite l'Argentine avec la
fameuse Ushuaia, ville du bout du monde. Le site est
superbe, la ville grandit trop vite et un peu n'importe
comment, vivant surtout 6 mois dans l'année. Un
pénitentier reconverti en musée, quelques traces de
ethnies Ona, Yamana aujourd'hui totalement disparues.
Des magasins dignes de toute ville touristique. On y
trouve quelques bons restaurants et une patisserie
française délicieuse : David a restauré un ancien
magasin général avec beaucoup de talent en bord de mer
(Maipu 749 juste en face de la station d'essence... un
must gourmand !). La ville s'anime au gré des arrivées
de croisière, le bateau libérant ses 90 ou 2000
passagers. Nous consacrons du temps à chercher une
place pour l'Antartique qui est à 1000km d'ici. Casser
la tire lire pour y aller, nous sommes si près de cette
zone glaciaire plus vaste que l'Australie. Les arcanes
mentales françaises combien complexes nous rattrappent
ici : impossible d'obtenir de l'Automobile Club de
France le certificat d'assurance en anglais demandé par
l'Agence de voyage, malgré les courriels et coups de
fils, l'envoi d'un autre certificat établi en anglais
par un assureur français et la suggestion de prendre en
compte l'optique internationale (documents en anglais
par ex et réponse précise sur les montants couverts par
les risques). Nous devrons finalement payer pour ces 10
jours une assurance spéciale du montant de la
cotisation annuelle française alors que ce risque est
déjà couvert, l'assureur français en convenant tout à
fait au demeurant ! Du côté agréable, le temps de lire
les livres apportés par Véronique et d'aimer "Un
chagrin d'école" de Pennac. De belles rencontres : des
français, un couple anglais en moto (les premiers
britishs pour nous), un couple allemand juste revenu de
l'Antartique, Nicolas, un français installé ici avec sa
femme et son fils et une surprise de taille : Kim et
Rick, d'Edmonton. Nous avions été suivis par Rick sur
la route en quittant Edmonton, un soir de juin 2006.
Rick est passionné de landcruisers Toyota, il voulait
nous parler et finalement nous avions passé la soirée
chez lui. Ils sont tous les deux officiers de police,
nous auraient ils autrement reconnus si loin de chez
eux et tant de mois plus tard sans leur métier ??? en
tous cas la soirée fut des plus joyeuse ! Il nous reste
maintenant presque deux semaines avant d'embarquer sur
le bateau ANDREA, une centaine de passagers, un
équipage croate pour les marins et philippin pour les
services. Nous quittons Ushuaia pour retrouver les
pistes de Terre de Feu en restant côté argentin.
D'autres estancias comme ROLITO avec la tonte des
moutons (voir flash), des routes de bord de mer, un
parc national...et un temps panachant journées
ensoleillées et pluies à la bretonne.
Les glaciers de Patagonie
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L'Argentine et le Chili ont de superbes parcs au pied
des andes et la frontière ne se soucie pas d'une
logique naturelle ! Nous avons beaucoup aimé le Fitz
Roy et ses pics de granit sortis des nuages : une belle
balade pour admirer les deux lacs bleu et turquoise au
pied des 3405 m. Une journée entière d'observation au
Perito Moreno, ce glacier actif si fascinant (voir
flash). Une étape au parc de Torres del Paine : les
fameuses tours sont aussi sorties des nuages et une
autre belle ballade nous a permis de les voir en
entier. Un ravitaillement à Puerto Natales avant de
rejoindre Punta Arena. Le plaisir de revoir des
pingouins magellan au bord du détroit du même nom :
leur plastron aux deux bandes blanches les distinguent
des pingouins humbolt, plus sobres d'une certaine
façon. Nous aurons vu aussi des nandous, sorte
d'autruche facilement effarouchée. Ce sont les papas
nandous qui élèvent les petits une fois la couvée
aboutie. On les voit entourés d'une bonne douzaine de
ces mini volatiles gris. Les renards, les muelles
(biches de Patagonie) se laissent approcher parfois,
les condors chassent les lapins (surprise de voir un
condor avec sa proie en plein ciel), les guanacos sont
nombreux ici, pas autant que les immenses troupeaux de
moutons sous la garde des gauchos à cheval. Une sacrée
surprise, voir un armadillo avec sa grosse coque brune
traverser la route avant de plonger dans son terrier.
Noël en Patagonie
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Mi décembre il fait chaud, très chaud à Santiago, on se
demande comment le Père Noël supporte ses gros
vêtements rouges ! Véronique arrive bien fatiguée,
chargée de livres, chocolats, champagne, foie gras,
charnières de porte, etc... Cap au sud vers Villarica
et ses volcans, traversée du pays mapuche autour de
Temuco quelques 800.000 indiens peinent à retrouver
leurs terres. Puerto Montt au bord du golfe d'Ancud
puis une traversée en bâteau vers Chiloé : une île qui
tiendrait de la Bretagne avec ses villages de pêcheurs,
ses ajoncs en fleur, ses églises en bois, ses maisons
sur pilotis. Un 23 décembre particulièrement chargé :
la seconde et dernière roue de secours rend l'âme au
début d'une piste qu'il nous faudra abandonner pour
aller changer les 4 pneus et faire réparer une fuite du
réservoir additionnel. Pas de bateau pour aller admirer
le glacier San Rafael. Le GPS ne répond plus et l'Ipod
fait grève. Un Noël gai avec des cerises et quelques
prouesses culinaires, du vrai champagne, une enveloppe
venue de Victoria qui a beaucoup touché Jacques...
merci Jo ! et des photos toutes fraîches de Lyon
apportées par Véronique... merci Muriel et Eric !